Ma mère : Bon, ma nénette, t'es prête ?
Moi: Prête à quoi ?
Ma mère : Ben tu te rappelles, demain nous avons rendez-vous à l'hôpital !
Moi (dans ma barbe) : Comment oublier... (plus fort pour qu'elle m'entende) Ouais...
Ma mère : Tant mieux, parce que le docteur a dit qu'il faudrait que tu restes plusieurs semaines à l'hôpital pour suivre une thérapie.
Moi (abassourdie) : Quoi ?
Ma mère (prenant son air de psy) : Ecoute ma puce, tu refuses de manger, que veux tu que je fasse ? C'est pour ton bien !
Moi : Tu veux m'envoyer dans une maison de fous pour mon bien ?
Ma mère : Mais...
Moi : J'ai très bien compris, après mon opération, tu vas me forcer à aller dans un hôpital spécialisé, où ils me forceront à manger tout en me psychanalisant ! Laisse tomber, j'irai pas !
Ma mère : Tu ne veux rien me dire, il faut que j'agisse ! Dès que je te vois tourner de l'oeil, je me sens m'évanouir... Et imagine, si tu meurs, qu'est-ce que mes amis vont dire de moi ? Que je suis un mère indigne !
Je précise : ma mère est une bourge, une femme très importante de la ville. Qui ne fréquente que d'autres bourges, ça va de soit...
Moi (bouillonant de colère) : Donc tu veux me faire séquestrer pour ton confort ? Comme ça, si je crève là-bas, personne ne pourra dire que c'est de ta faute !!!
Ma mère (indignée) : Comment peux tu dire ça ?
Moi : Ca crève les yeux ma pauvre, tu t'en fou de moi, du moment que je ne fais pas d'ombre à ton image si précieuse...
Sur ce, je la laisse, pantoise, face à elle-même.
Moi : Allô ?
Irène: Léna ?
Moi : Elle-même...
Irène : Ca va ? T'as pas l'air bien !
Moi : Il faut que tu m'aide. Je vais fuguer.
Irène : Hein ?
Moi : Ma mère veut me faire hospitalisé puis me faire enfermé dans un hôpital psychatrique.
Irène : Moi aussi j'en ai marre de ma famille! Je pars avec toi, ils me forcent à manger! Mais tu es sure de toi?
Moi : Je prévois mon plan depuis plusieurs mois déjà, Je m'occupe de l'argent! Viens à la maison!
Irène : OK, j'arrive!
Irène est elle aussi issue d'un milieu très aisé. Sa mère est la meilleure amie de ma mère.
Elle me soutient et il n'y a qu'elle qui me comprend et qui me suit dans mon régime. Malheureusement, ma mère m'interdit de sortir donc je la vois de moins en moins...
Moi : Maman ?
Ma mère : Quoi ?
Moi : Je vais me coucher, j'ai invité Irène pour ma dernière nuit. Après tout, tu as raison, j'ai besoin de ma faire psychanalisé par des fous qui ne comprennent rien aux gens mais qui trouvent ça amusant de les séquestrer, après tout, ils se font tellement bien payer...
Ma mère : Ta franchise me touche beaucoup... Je vais me coucher moi aussi.
Irène sonne à la porte, je lui ouvre et nous allons dans ma chambre pour mieux élaborer notre plan d'évasion. Elle est fascinée face à mon plan très subtil.
Irène s'occupe de prendre les valises qui sont dans la cave et moi de l'argent.
Irène (à voix basse): Mais quel argent tu vas prendre!?
Moi : Celui pour payer à ces connards de psy et de médecins!
Je m'aventure dans la cuisine pour prendre l'argent qui est dans une enveloppe, il y a plus de 1500 euros. Je l'enfile discrètement dans ma poche. Je vais rejoindre Irène qui est dans la cave, elle prend les valises et trébuche sur quelque chose, et laisse un cri strident s'échapper de sa bouche.
Ma mère (dans sa chambre): LES FILLES?
Moi (affolée): J'ai ... voulu prendre un verre de lait mais j'ai trébuché sur la table !!
Ma mère : Ahhh Okk, bonne nuit.
Elle se rendort. Une demi-heure après nous remplissons nos valises de tas de choses indispensables. De toute façon l'argent ne sera pas si vite dépensé car nous n'achèterons pas de la nourriture.
Nous lançons nos valises depuis la fenêtre puis nous nous élançons à notre tour à l'extérieur.
Nous nous relevons et prenons nos valises puis par peur et crainte nous courrons le plus loin possible. Cette fois ci nous n'allons plus jamais revenir.